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Eilee BlueShell. [ En cours. ]

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« I can dream »

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MessageSujet: Eilee BlueShell. [ En cours. ] Dim 24 Mar - 19:04

Les petites infos




Nom : Blueshell
Prénom(s) : Eilee Ange
Âge : Seize ans.
Nationalité : Française.
Classe : Deuxième année. Donc, dix seps ans.
Arme : Deux boules lumineuses. Oupe, c'est c*n, ouep ça parait inutiles, mais pourtant, c'est son arme. Elle a le droit, non ? Alors laissez-la avec ses deux misérables boules incandescentes comme deux soleils. TwT Non, je ne me sens pas visée.


À quoi ressemble-t-elle ? À rien.


Quelle est ce regard assassin ? Quelle est ce regard qui dit « Dégage de mon chemin, petite larve. » ? Un regard hanté par les horreurs du passé, un regard souffrant des mauvais tours que lui ont joué le destin, sûrement. Ou simplement un regard désespéré qui tente en vain de se cacher derrière une muraille faite de froid et d'acier qui semble imperturbable. Ses yeux, grands comme ceux des personnes innocentes, sont durs tel deux obsidiennes aux multiples reflets. Ils sont bordés de long cils qui semblent vouloir toucher ses sourcils, tant ils sont allongés. Et comme si leur longueur n'était pas suffisante, ils sont joliment courbés, rendant le regard de leur propriétaire charmant, à première vue. Oui à première vue, car à la deuxième vue, ce regard n'est pas si « charmeur » que ça. Comme expliqué précédemment, ses yeux ont une touche de souffrance, une petite touche de vivant parmi ces deux étendus de pierre glaciale.
Mails les yeux de la fameuse propriétaire ne sont pas les seuls à avoir une approche douce et en faite avoir un fond dur. Tout chez elle est ainsi, formé par les longues années d'errance « intérieure » pour ainsi dire. Sa chevelure brille de reflets amènes, mais si on la regarde longtemps, on voit plutôt une nuée incertaine et brumeuse qui semble être sans fin. Peut-etre comme les ailes de corbeau ? Mais en bien plus hostile, évidemment. Ses cheveux, longs et détachés librement dans son dos, sont cependant regroupés en deux petites tresses sur chacun coté du visage, le mettant ainsi légèrement en valeur.
D'ailleurs, ce visage tant que nous y sommes, parlons-en. C'est un visage assez joli, avec une forme ronde au menton ovale qui, comme le reste, a une apparence douce et sympathique. Mais que la réalité est bien autre ! Sous ses traits angéliques - un petit nez au bout rond, des lèvres pulpeuses légèrement charnues, des sourcils bien dessinés et des yeux de la couleur des obsidiennes ( comme décrit plus haut ) avec un front ni trop grand ni trop petit - se cache une âme décharnée, en quête du repos éternel. Sous son sourire froid se trouve un petit être isolé qui ne cherche qu'à avoir une pause dans ce monde bien trop cruel.

Eilee est une beauté froide et lointaine, comme un rêve. Non, ce que je dis est très intelligent. Comme un rêve éloigné qu'on tenterait d'attraper entre ses doigts, mais qui glisserait à chaque fois, fuyant la réalité douloureusement.

Quant à son style vestimentaire, on ne peut pas vraiment dire qu'elle en a un. De long Jean noir qui lui colle à la peau, comme une deuxième peau, et des tee-shirt tout aussi moulant, dévoilant au passage sa poitrine assez forte, accompagne par de jolis petites basket noirs en toile. Sans oublier une multitude de bracelets de toutes les couleurs existantes à son poignet droit. Elle ne semble pas craindre le froid car elle ne met jamais rien d'autre que ça - aucunes vestes, aucuns manteaux. Elle s'habille donc très sobrement, en gardant des couleurs toujours noires, voir ternes au mieux. Le seul habit qui dépasse ces « règles » est en faite un robe. Oh, une jolie robe pour sur. Une simple robe blanche qui lui arrive au dessus des genoux et qui se finit par une joyeuse profusion de dentelles nacrés à la blancheur étonnante. Même pour de la dentelle. Bien étendu, cette robe est aussi chère qu'elle compte aux yeux d'Eilee. Vous me direz, ce n'est qu'une robe, donc elle ne doit pas y tenir beaucoup, vu que la dentelle n'est pas si chère que ça, ma p'tite madame. Et je serais bien d'accord, si il n'y avait que ça. Si on ne comptait pas tous les accessoires qui vont avec. Car si ce vêtement ne parait pas couter des masses, les « accessoires » on peut pas dire que ça soit vraiment. Et là, vous me dites : Mais que sont ces accessoires, bon Dieu ? Et là je vous réponds : Des diamants, mon p'tit monsieur. Eh bien oui, ce sont des diamants, des purs et des durs. Ils sont minuscules, brillants et scintillants, repartis tout le long de la fameuse robe immaculée, la rend lumineuse. À chaque mouvement, ils captent la lumière pour la renvoyer en de beaux reflets irisés. Mais d'où lui vient donc une robe aussi coûteuse ? De sa part, voyez-vous. Le seul présent qu'elle est fait à sa fille, ce qui lui accorde encore plus d'importance. Si vous voyez c'que j'veux dire.

Lui dites pas qu'elle a un mauvais caractère, elle va péter un plomb. TwT


Oula toi ! Si tu ne veux pas avoir la cervelle qui saute, va-t-en et vite fait. Tu ne veux vraiment pas savoir ce qui se passe dans la tête d'Eilee, crois-moi. Comment ça tu veux savoir ? Tant pis pour toi, viens pas pleurer après, j't'aurais prévenu.

En faite, dans cette fameuse tête, il n'y a rien de bien terrible. Juste quelques rêves sanglants de vengeance et de meurtres, mais c'est normal, vous me diriez. Qui n'a jamais eu envie de défoncer la gueule de quelqu'un qu'on déteste profondément ? Sauf que Eilee, elle, n'a pas juste eu envie. Elle lui a carrément refait le portrait. Enfin, faut dire qu'il avait bien cherché. C'est vrai ça, pourquoi lui aurait le droit de s'amuser d'elle sans qu'elle est son mot à dire dans toutes ces petites magouilles ? Car c'est bien ce que c'étaient. Le vilain bonhomme qui l'embêtait faisait ensuite des bêtises pour la faire punir. Le truc classique, n'est-ce pas ? La petite tête de turc, la toute mignonne qui se laisse faire sans jamais rien dire... Jusqu'à un certain point. Cette limite, ce point de non-retour, Eilee l'a franchie il y a bien longtemps. C'était il y a quelques années, pour autant elle s'en souvient comme si c'était hier. Elle se souvient de ce jour où elle a perdu le contrôle. De ce malheureux jour où son incroyablement gentillesse se transforma en une horrible froideur, le genre qu'on veut pas approcher.

Au départ, elle était ce genre de fille toujours toute gentille et toute mignonne qui rend service à tout le monde et même pas par auto-satisfaction. Juste pour le plaisir d'aider les autres. Le plaisir ? Où voyez-vous du plaisir dans être l'esclave des gens ? Une bonne petite esclave en forme qui ne se rebelle jamais, qui prend tout comme ça vient. Et qui est toujours heureuse. La petite fille parfaite, avec le beau sourire et les grands yeux innocents. Celle qui subit les moqueries du monde entier, mais qui prend tout avec le sourire, parce que ça la gêne. Parce que si les autres sont heureux de la faire souffrir et de l'embêter, ça lui fait plaisir. La petite fille tout à fait clichée, dans le style qui rit et qui est ravie pour un rien. Celle qui pense plus aux autres qu'à elle-même, sans jamais attendre en retour. C'était aussi la fille à qui on peut tout confier, qui abrite toutes les 'peines du monde en elle. Mais qui continue de sourire et de rire joyeusement, comme si elle s'en fichait. Le monde assimila peu à peu ça à de l'indifférence et il la crut stoïque. Fut ainsi qu'elle devint un peu plus chaque jour la tête de turc. Même ses parents ont commencé à être agacés par leur propre fille.

Mais elle changea brusquement. Eilee devint grande, et rejeta le monde qui l'entourait. Et comme ça, elle passa de la petite fille gentille et mignonne à la méchante fille froide qui se fiche de tout.

Au plus profond d'elle-même, Eilee avait une part d'ombre. Une ombre qui prit le dessus. Ainsi donc, elle est devenue ce qu'elle est aujourd'hui. Une personne froide qui n'accorde qu,'un minimum d'attention à ceux qui lui sont proches dans l'immédiat. Elle ne parle pas beaucoup, se contentant de trouver les choses « intéressantes » ou « ennuyeuses ». Ce premier type de catégorie est très rare à ses yeux et elle y fait très attention. Il s'agit donc de tout ce qui mérite qu'elle se penche dessus et l'observe, impitoyable, déclarant par la suite son verdict. Et une fois sa parole dite, impossible de la faire changer d'avis. Mais nous verrons ça plus tard : revenons à la froideur de Eilee. La deuxième catégorie est tout le reste. C'est à dire les choses qui ne sont pas dignes de son intérêt. Elle ne regarde même pas ces choses-là, n'accordant la grâce de son regard qu'à très peu de chose. Et pour elle, les humains sont dans le même sac que les trucs et les choses. Pas de distinction faite, vive l'égalité très cher.
Et puis, en plus d'être froide la jeune fille est dure. D'une dureté qui saille très bien à son souci de l'utile ou pas. Le peu de choses qui la sortent de sa léthargie sont jugées sans coeur, sans pitié, avec seulement un sens pratique. Car après l'intérêt d'une chose, vient l'histoire de la pratique et de l'utilité. Si une chose doit être aborder dans un angle et pas un autre, elle se débrouillera pour le prendre par le bon coté. Pas de sentiments et tout le tralala. Messires les gêneurs qui empêchent de rendre un bon jugement, vous pouvez plier vos bagages. Et sur-ce, adieu. Nous nous reverons sûrement jamais, le coeur d'Eilee ayant peu de place pour ce genre de bêtises. Vous l'avez compris, pour elle les sentiments c'est pas courant. C'est pas le style de truc qu'on voit tous les jours avec elle. Elle ne s'en sert qu'en dernier recours. Mais en général, elle se débrouille pour ne pas en avoir besoin. C'est plus pratique sans, bien moins encombrants. Bien moins gênant.
Et puis, si on doit savoir autre chose, c'est qu'elle est une tête de bourrique. Mais dans le genre grosse tête de bourrique. On connait tous une personne qui même quand elle a tort elle ne le reconnait jamais ? Une personne assez exaspérante, avouons nous tout de même. Une personne toujours prête à tout pour montrer qu'elle a raison, quelqu'un qui n'abandonne pas avant d'avoir prouver la justesse de ses mots. Alors même si Eilee ne le montre pas au que très peu, même si elle fait semblant de rien voir, cela l'irrite qu'on la contredise. Elle déteste ça, et répond par des paroles froides où se mêlent le dédain parfois même. Qui peut dire ce que nous réserve le jour de demain ? Eilee le peut, tant que ça peut vous faire comprendre qu'elle sait - presque - tout.
Cependant, même si elle reconnait mal ses erreurs, c'est quelqu'un d'honnête. Elle ne vous le dira peut-être pas, elle fera peut-être comme si vous n'existez pas, mais au fond d'elle elle sait que vous avez raison. Et sachez toutefois une chose : si la jeune fille vous adresse une fois la parole, c'est parce qu'elle vous trouve intéressante - comme expliquer un peu plus haut - et elle ne se détournera pas de vous pour quelques petites embrouilles futiles. Quelqu'un d'intéressant reste intéressant, sauf dans quelques cas. Mais ces cas là sont rares, et on n'en parlera pas, d'accord ? Ça serait trop long à expliquer pour que vous puisez comprendre. C'est surtout que j'ai la flemme.

Retenez donc bien ceci : elle pourra peut-être vous ignorer, mais si elle vous a parlé une fois, elle ne vous oubliera pas. Car Eilee n'oublie pas le visage des gens qui sont « intéressants » suivant ses critères. Vu qu'il y en a pas beaucoup, c'est plutôt facile, héhé. Ne découragez pas, Eilee est quelqu'un qui est difficile, mais en réalité, si on perçoit correctement ses pensées et sa façon d'être, elle est prévisible. Susceptible, qui ne parle qu'à de rares élus, mais toujours avec froideur. Sans jamais avoir de véritables conversations. Enfin, jusqu'à présent.
Saurez-vous la captiver ?

Une histoire ? * Ricane. * J'aime les histoires où les petits enfants mangent les grands méchants loups. ♥


Le début de toute chose.
À sa naissance, sa mère ne l'aimait pas. Elle la trouvait trop petite, trop potelée, trop pleurnicheuse, trop faiblarde. Trop tout. Et aucun des adjectifs que lui attribuait sa mère n'étaient positifs. La femme qui avait mis au monde Eilee délaissait cette dernière, ne lui accordant que de rares regards, et lorsque leur regard se croisaient, celui de la mère exprimait le dégout voir le mépris tandis que dans celui de la fille dansait un amour fou et inconditionnel, incompris. Alors que dire ça ? Sa mère ne l'aimant point, sa fille la vénérant d'une adoration folle, comment se passait les journées à la maison d'après vous ? Murée dans un silence qu'Eilee tentait sans cesse de briser, la femme qui l'avait mise au monde ne parlait jamais. Les quelques fois où elle parlait, ce n'était que pour des remontrances en tout genre, mais plus acerbes et dédaigneuses les unes que les autres.
Certaines personnes pensent qu'à la naissance, un lien d'amour unique se crée entre l'être qui est né et celui qui lui a donné la vie. Mais que vous dire que vous n'auriez pas compris ? Il semblait que le cas d'Eilee soit une exception. L'entorse aux règles nécessaires pour prouver l'utilité des lois installées. Elle est impérative et importante, si ce n'est obligatoire. Que faire sans elle qui conclut le tout ? Comme la clé d'une voute, la clé qui ferme le sujet, emportant les protestations au loin.

Enfance - Février 2023.
- Maman, aujourd'hui la maîtresse nous a rendu notre contrôle ! s'exclama une petite fille d'environ huit ans approximativement, un sourire joyeux plaqué sur ses lèvres. Devine combien j'ai eu !
Mais seul le silence lui répondit. Sa mère, tenant fermement le volant dans ses mains, ne lui adressa pas un regard. Pas un sourire, pas l'ombre d'un intérêt pour sa fille. Rien, juste un mépris. Et encore, était-ce seulement du mépris ? Cette attitude dédaigneuse pouvait-elle s'appeler ainsi ? Ou était-ce la plus simple indifférence ? Dans tous les cas, la femme, qui commençait à devenir âgée comme en témoigner les longs fils blancs dans ses cheveux autrefois bruns, ne s'intéressait pas au fruit de ses entrailles. La petite fille sembla déconcertée un instant, mais elle se reprit, et dans une nouvelle exclamation joyeuse qui la caractérisait si bien, elle dit sa note.
- J'ai eu vingt ! La meilleure note, et la maîtresse m'a encore félicitée. C'est bien, hein ?
Ses dernières paroles ressemblaient plus à un gémissement, à une plainte qu'à une question, ce que ça devait être à la base. Comme une simple lamentation réclamant un peu d'attention. Mais rien ne vint, et elle comprit le message : aujourd'hui, comme les autres jours, sa mère ne voulait pas lui adresser la parole. Une ombre passa sur son beau visage candide, et elle baissa la tête honteusement, comme si on l'eût accuser d'un quelconque crime. Mais c'était faux bien sur. Le seul crime qu'elle avait fait, c'était de naître. Mais comment reprocher ça à une pauvre gamine innocente et rieuse ? Mais les avis sont convergeant, et ce que certain interprèterait pour de la haine dissimulé sous de l'indifférence, d'autre verrait juste le fardeau que représente l'éducation d'un enfant seule. Que pouvons-nous faire contre l'opinion du monde ? Celle qui nous forme et nous apprend notre façon d'être ? Ce que nous sommes, nous le devons bien à quelqu'un, et ce quelqu'un c'est le monde qui nous entoure.
Alors, tandis que sa génitrice amenait la petite fille à son cours de danse, un silence nécessaire pour l'une et pesant pour l'autre s'installa. Durant le trajet, plus un son ne sortit de la bouche d'aucune des deux, et ce fut sans paroles et sans mots qu'elles se dirent au revoir comme d'habitude sur le palier du complexe sportif, s'éloignant toujours plus l'une de l'autre, sans joie ni amour. Elles vivaient l'une à côté de l'autre depuis si longtemps, et elles souffraient toutes les deux de vivre ainsi. La douceur et le bonheur d'un enfant n'existait qu'en secret dans le cœur de la mère, qui s'interdisait tous échanges avec celle qu'elle avait mise au monde. Elle ressemblait tellement à Henri, avec ce sourire bienveillant, ses grands yeux d'obsidiennes et son allure frêle et douce. Sa fille était le portrait féminin de son défunt mari, cet amour qu'elle avait perdu il y a neuf ans. Chaque fois qu'elle regardait l'individu qu'elle avait mis au monde, chaque fois où elle lui parlait, son cœur saignait de nouveau, se rouvrant sans cesse et saignant de nouveau, comme une plaie qui ne veut pas se refermer et qui s'infecte avec le temps pour devenir une trace indélébile qui peut conduire à la mort. Était-ce ce que lui réservait la vie ? Une mort cruelle, sans émotions et sans vie ? Et si c'était le cas, ne valait-il pas mieux pour elle de mourir maintenant ? De abréger sa vie déjà trop soufferte ? Et de rejoindre celui qu'elle aimait ?

Enfance - Mars 2024.
Un an déjà avait passé. Un an que sa mère s'était tuée lors d'un accident. La petite fille de huit ans en avait neuf à présent, mais elle semblait déjà porter toutes les peines du monde sur ses petites épaules trop fragiles. Pourtant, elle continuait de sourire et de rire, faisant comme si de rien n'était. Faisant comme si sa vie était des meilleures, des plus belles de toutes. Elle se disait que, si elle faisait comme si c'était le cas, peut-être que ça deviendrait vrai, qui sait ? Peut-être qu'un jour, la chance tournerait de nouveau et qu'elle sera de nouveau heureuse. Comme lorsqu'elle avait ses parents avec elle - ses deux j'entends bien parler -, quand elle n'était pas la risée de son école. Quand tout le monde dansait autour d'elle comme elle dansait le soir gracieusement devant son miroir à la salle de danse dans le complexe sportif. Parfois, lorsqu'elle y allait à pieds, elle s'arrêtait quelques instants sur le palier et regardait l'endroit où devrait être la voiture de sa mère. Elle se souvenait de son passé où la chance lui tournait déjà le dos, mais pas autant. Elle revoyait le visage sans vie et sans émotion de sa mère dans la voiture, en train d'agripper avec fermeté le volant, comme si elle avait peur qu'il s'en aille. Lorsqu'elle pouvait parler des heures pour tenter d'impressionner sa mère et d'attirer son attention, mais que chaque fois, elle ne gagnait même pas un regard.
À présent, où en était-elle ?
Elle ne savait pas la réponse à sa question, mais d'un autre côté, elle ne la voulait pas. Elle préférait rester dans l'ombre de l'ignorance, se tendant à l'écart de la vérité qui, elle le savait à présent, pouvait être dure et tranchante comme le plus fin et le plus aiguisé des couteaux. De plus, la petite fille ne voulait pas encore connaître la douleur qu'elle lui procurerait. Plus tard, peut-être. Lorsqu'elle sera plus forte.

Enfance - Juin 2029.
Une jeune adolescente de quatorze ans s'avançait dans le couloir, incertaine. Elle ne savait pas ce qu'elle cherchait ni ce qu'elle voulait à vrai dire. Elle marchait simplement, souriant aux gens qu'elle croisait et qui peu à peu commençaient à échanger des messes basses sur son compte. Des fois, ils se demandaient comment elle pouvait toujours autant sourire alors qu'elle vivait chez son affreux oncle car ses parents n'étaient plus. D'autre fois, ils la plaignaient d'être orpheline. Et dans de rares moments, quelques personnes parlaient gentiment d'elle, mais sans jamais la défendre lorsqu'on se moquait d'elle. Mais la fille n'en avait pas conscience. Aucun ne savait son nom ni son prénom, et lorsqu'il était dit lors de l'appel, il était ensuite oublié, sans que personne n'y prêtait vraiment attention.Tout cela se passait dans son dos, sans qu'elle en savait rien. Elle continuait donc à aider les autres, à leur sourire et à rire de leur quelques blagues, même lorsqu'elles étaient de mauvais goût. Elle semblai être heureuse, mais elle ne l'était. Comment l'être, sans parent et en étant inlassablement embêtée par un jeune homme qui avait deux ans de plus qu'elle, et qui n'hésitait pas à lui cracher dessus quand elle passait, tant sa haine était forte ? Certain en pleurait, d'autre en riait. Mais aucun ne réagissait comme elle, aucun ne s'en désintéressait. La fille avait appris à vivre avec, cela faisait depuis deux ans à peu près. Elle s'en accommodait. Ça ne la gênait presque plus, en réalité.
Et ce jour-là, comme tant d'autre, elle fut bousculée par le grand gaillard. Il la regarda avec mépris. Ils étaient encore dans le couloir, et comme d'habitude, tous les regards se portèrent sur eux.
- Dégage minus.
Cependant, la fille ne bougea pas. Pour la première fois, elle le regarda dans les yeux, et elle voulut sursauter en croiser le noir intense des yeux de celui la détestait autant. Mais elle ne bougea pas, car passer un certain seuil, la terreur nous immobilise. Elle nous enferme dans une cage dont on ne peut pas sortir, emprisonné par les liens froids de l'horreur.

Toi jeune pousse






Pseudo(s) : Eilee Blueshell
Âge : Quatorze ans. (:
Tu as connu le forum comment ? : En voguant sur les partenaires, j'suis tombée ici. Le nom accrocheur, le design magnifique,... Tout me donne envie de m'installer ici et de faire des RP avec cette communauté. ;D
Une suggestion ou un avis sur le forum ? : Non, pour l'instant ça va j'le trouve parfait. *w*




Dernière édition par Eilee Blueshell le Jeu 28 Mar - 18:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Eilee BlueShell. [ En cours. ] Jeu 28 Mar - 18:37

Hey bienvenue !
C'est dommage, tu t'es donné du mal pour faire ça, mais le forum est un peu mort si tu ne l'avais pas remarqué, d'autant plus que les admins ont laissé un message assez voyant il me semble (bon, vont-ils revenir un jour ou pas, personne le sait) m'enfin voilà, c'est dommage pour toi quoi. :/

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MessageSujet: Re: Eilee BlueShell. [ En cours. ] Jeu 28 Mar - 18:55

Ouep, je sais, je l'ai lu. Mais je fais ma fiche pour quand le forum reviendra actif. (;
Mais merci pour l’accueil quand même. C: ♥
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MessageSujet: Re: Eilee BlueShell. [ En cours. ]

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Eilee BlueShell. [ En cours. ]

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